Pot catalytique

Le pot catalytique ou catalyseur est un progrès récente du pot d'échappement des moteurs à combustion interne. C'est un des éléments visant à limiter la nocivité des gaz d'échappement des véhicules motorisés.


Catégories :

Moteur à explosion - Pollution de l'air - Catalyse - Cinétique chimique - Chimie générale

Définitions :

  • Composante de la ligne d'échappement enduit de métaux spécifiques (les catalyseurs) qui permettent la transformation des gaz d'échappement en éléments stables et moins polluants. (source : automotoconso)

Le pot catalytique ou catalyseur est un progrès récente du pot d'échappement des moteurs à combustion interne. C'est un des éléments visant à limiter la nocivité des gaz d'échappement des véhicules motorisés.

Constitution

vue «en écorché» d'un pots catalytique à enveloppe en inox. Les enveloppes peuvent contenir des accès pour sonde de température ou mesure du taux d'oxygène. L'intérieur est une structure de type «nid d'abeille», en céramique, recouverte de fines particules de métaux catalytiques
Vue de la structure interne d'un pot catalytique

Il est constitué d'une chambre d'acier inoxydable dans laquelle sont conduits les gaz d'échappement, lesquels traversent les conduites capillaires d'une structure en nid d'abeille le plus souvent faite en céramique.
L'intérieur des conduits est recouvert d'une fine couche de cristaux combinant des métaux précieux : alumine, cérine, métaux rares du groupe du platine (dits platinoïdes (Pd-Pt-Rh)  ; qui outre le platine, le palladium et le rhodium contiennent aussi jusqu'à 228 ppt d'osmium de composition isotopique non-radiogénique (187Os/188Os <0.2) ; en faibles quantités)[1]. La structure interne du pot est conçue pour offrir une grande surface de contact entre les éléments catalyseurs et les gaz d'échappement.

Fonctionnement

Les éléments catalyseurs déclenchent ou accentuent les réactions chimiques qui tendent à transformer les constituant les plus toxiques des gaz d'échappement (monoxyde de carbone, hydrocarbures imbrûlés, oxydes d'azote), en éléments moins toxiques (eau et CO2).

Il existe deux grands types de pot catalytique, chacun adapté à la nature du carburant utilisé.

  1. catalyseur dit à trois voies (pour les moteurs à essences)  ;
  2. catalyseur dit à deux voies associé ou non à un filtre à particule pour les moteurs au diesel.

Catalyseur à trois voies

Il provoque trois réactions simultanées :

  1. Une réduction des oxydes d'azote en azote et en dioxyde de carbone : 2NO + 2CO → N2 + 2CO2
  2. Une oxydation des monoxydes de carbone en dioxyde de carbone : 2CO + O2 → 2CO2
  3. Une oxydation des hydrocarbures imbrulés (HC) en dioxyde de carbone et en eau : 4CxHy + (4x+y) O2 → 4xCO2 + 2yH2O

Le pot n'est efficace qu'à partir d'environ 400 °C, ce qui explique que ces pots sont assez inefficaces pour de petits trajets ne laissant pas le temps au moteur de chauffer.

Les réactions d'oxydations (demandant une forte présence d'oxygène) et de réduction (demandant une faible présence d'oxygène) sont contradictoires. Elles ne se produisent simultanément que si la quantité d'air dans le carburant est optimale. Ceci est assuré par la sonde lambda qui renseigne le calculateur de gestion du moteur.

Une réaction parasite ce type de catalyseurs aux température élevées :

2NO + CO → N2O + CO2

Sonde lambda : Les modèles récents sont équipés d'une double sonde à oxygène (dite "lambda") liée à un calculateur électronique qui pilote la quantité d'air à injecter dans le moteur (le rapport parfait air/carburant est de 14, 7/1). Si la proportion de carburant augmente, les rejets de monoxyde de carbone (CO) et d'hydrocarbures (HC) augmentent aussi, si elle diminue (mélange pauvre), c'est le taux d'oxydes d'azote (NOx) qui augmente et , par suite la probabilité de production d'ozone et peut-être de PANs (peroxyacetyl nitrate, autre type d'oxydant produit par la circulation).

Composés-tampons : Ce sont des composés (rhodium, mais en particulier oxyde de cérium) ajouté à l'alumine du support pour limiter l'impact des variations de composition des gaz en stockant légèrement d'oxygène lorsqu'il est en excès pour le rejeter lorsqu'il manque.

Catalyseur à deux voies (moteur diesel)

Les catalyseurs d'automobiles vendus dans les années 1990-2000 visent à convertir le monoxyde de carbone (CO) et les hydrocarbures imbrûlés (HC) en dioxyde de carbone (CO2) et en eau, tout en réduisant la masse de particules du carburant diesel. Ils n'éliminent pas les oxydes d'azote (NOx) ni ne diminuent la quantité de particules émises.

Améliorations et tendances (selon l'ÆCC)

Pour atteindre les normes, certains constructeurs renvoient des gaz d'échappement refroidis dans le moteur ou mieux (du point de vue de l'efficacité) injectent 32, 5% d´urée et d'eau chimiquement purs (ce qui demande des réservoirs supplémentaires).

Garanties et recommandations actuelles : Une durée de vie de 150 000 km est garantie par les constructeurs aux conditions suivantes : éviter les démarrages «à la poussette» qui génèrent une expulsion du carburant non brulé dans l'échappement et une destruction du pot ; vérifier l'allumage régulièrement (bougies, faisceaux de fils électriques), les «ratés d'allumage» génèrant le même phénomène ; éviter les routes pavées ou dégradées, ne pas monter les trottoirs ou passer les dos d'âne trop rapidement pour éviter d'endommager ou cogner le pot catalytique[2] ; pratiquer les entretiens et vidanges comme recommandées par le constructeur [3].

Prospective : Les constructeurs doivent toujours perfectionner plusieurs points :

Impacts environnementaux, positifs et négatifs

Face au nombre croissant de véhicules motorisés et pour limiter la pollution de l'air, depuis la fin des années 1990, de nombreux pays ont rendu un élément catalyseur obligatoire pour les moteurs à essence et/ou diesel. Cependant les véhicules sont encore plus nombreux, et ils parcourent des distances croissantes, et certains polluants ne sont pas traités par les catalyseurs.
Enfin, il semble que certains pots catalytiques vieillissent mal et puissent perdre une partie de leur contenu dans l'environnement. Outre que ces métaux sont précieux, ils peuvent polluer.

Impacts positifs : Les pots catalysés ont permis de diminuer les émissions de 3 polluants monoxyde de carbone (CO, toxique), oxydes d'azote (précurseurs de l'ozone) mais aussi des hydrocarbures imbrûlés (polluants et quelquefois mutagènes et cancérogènes), et indirectement du plomb (en facilitant les carburants sans plomb)

Limites du dispositif : La catalyse ne résout pas l'ensemble des problèmes de pollution des gaz d'échappement, et elle en crée de nouveaux.

  1. Le catalyseur n'est efficace qu'au-dessus d'environ 400 °C, température qui n'est le plus souvent atteinte qu'après 10 à 15 kilomètres de conduite. Or, c'est au démarrage que les émissions de gaz toxiques sont principales.
  2. Des polluants majeurs ne sont pas traités : la température de fonctionnement du catalyseur à trois voies provoque une réaction parasite qui crée du N2O, un puissant gaz à effet de serre, et il ne traite pas le CO2. Ce sont par conséquent deux gaz à effet de serre qui sont produits et/ou non traités.
  3. Remplacement du plomb : le plomb utilisé pour relever l'indice d'octane a été remplacé car il détruit les pots catalytiques et pour ses inconvénients graves (le plomb est non dégradable, et facteur de saturnisme). Mais le benzène et certains métaux lourds (ex : Manganèse en l'additif sur les véhicules qui ne supportent pas les carburants sans plomb) qui ont remplacé le plomb comme «anti-détonants» (une grande partie du benzène a été actuellement remplacée par des alcools qui ont des propriétés anti-détonantes identiques) posent d'autres problèmes écologiques et sanitaires (le benzène est cancérogène), et ils sont de plus en plus présents dans l'air et l'environnement urbain ainsi qu'aux abords des routes à fort trafic.
  4. Nouvelle pollution par les métaux précieux : Selon des études citées par la revue scientifique américaine Environmental Science and Technology – paradoxalement - les métaux lourds des pots catalytiques polluent déjà l'environnement, localement et jusque dans les neiges et les glaces polaires. (100 fois plus de retombées dans les zones polaires avec particulièrement forte augmentation en deux décennies). Les pots sont soumis à un flux corrosif et encrassant, à de habituelles variations de température et de pression, à des chocs thermiques ainsi qu'aux vibrations, ce qui explique qu'une part des métaux lourds utilisés soient progressivement arrachés de leur support et expulsés avec les gaz d'échappement.
    Les pots catalytiques pour automobiles sont apparus vers 1975 aux USA et fin des années 1980 en Europe de l'Ouest . Ils émettent des quantités croissantes de platine, rhodium et de palladium, par exemple détectées dans l'herbe des prairies bordant des routes, dans l'urine des habitants de Rome, ce qui laisse penser que nous y sommes exposés. Ces métaux jadis rares dans notre environnement sont désormais couramment trouvés dans la poussière des routes des pays riches, à des taux quelquefois plus élevées que dans le minerai de platine[7] (source : Pr. Claude Boutron).
    Pollution locale et globale :Contrairement aux principaux gaz d'échappement, les métaux lourds ne sont ni biodégradables ni dégradables. Ils ne peuvent qu'être stockés peut-être provisoirement dans les sols, sédiments ou végétaux. Ce phénomèe est récent et peu étudié : on ignore toujours s'ils peuvent être fortement bioaccumulés dans les chaînes alimentaires. Une étude[8] a dosé le platine, le rhodium et le palladium de carottes de glace et de neige prélevées au centre du Grœnland ; Les taux de platine, rhodium et palladium se sont montrés jusqu'à 100 fois plus élevés dans la neige tombée au milieu des années 1990 que dans la glace datant d'il y a 7000 à 8000 ans, avec une brutale augmentation ces dernières années qui laisse penser que la catalyse serait en cause.
    Des analyses sont en cours pour voir si l'Antarctique et l'Hémisphère-Sud sont aussi touchés, quoique nettement moins industrialisés et peuplés.
    L'origine de cette pollution semble avérée et incontestable, car le rapport d'abondance du platine et du rhodium mesuré dans la neige récente du Grœnland est le même que celui mesuré directement à la sortie de pots d'échappement catalytiques. Ces métaux circulent par conséquent déjà de manière aéroportée jusqu'en Arctique.
    Selon une étude allemande[9] publiée en 2001, le platine était jusqu'en 1998 plus présent que le rhodium, et sa présence augmente plus vite en Allemagne que celle du rhodium dans l'air ambiant et dans les poussières, et ce depuis l'introduction de pots catalytiques automobiles en 1988. Les analyses montrent une forte et régulière augmentation des teneurs ambiantes de ces métaux sur 10 ans (de 1988 à 1998). Plus exactement, les teneurs de l'air en ces matériaux étaient 46 fois plus élevées en 1998 qu'en 1988 pour le Platine et 27 fois pour le Rhodium, et on peut supposer qu'ils ont toujours augmenté depuis compte tenu de la multiplication du nombre des pots catalytiques. Les taux reconnus par métaux restaient en 1998 pour le platine (147 pg/m³ en moyenne, avec un maximum de 246 pg/m³ en 1998) au-dessous de la valeur guide de 15000 pg/m³ (concentration à partir de laquelle un risque appréciable pour la santé s'est vu consacré, selon les données épidémiologiques disponibles (étude d'employés d'usines produisant ou utilisant des catalyseurs), mais ces études sont rares, elles ne concernaient pas les particulièrement petites particules et n'ont pas étudié si des effets synergiques étaient envisageables entre catalyseurs, ou avec d'autres polluants, ou en termes d'impacts secondaires via la photochimie par exemple.
  5. Pollution par l'Osmium (faiblement présent comme catalyseur ou comme impureté dans les platinoïdes catalytiques ; à raison de 600 à 700 ppt pour les pots catalytiques anciens et nettement moins certainement pour les derniers modèles) pour les nouveaux modèles). Ce métal rare est volatile sous sa forme oxydée, qui est d'autre part particulièrement toxique.
    - Un faible pourcentage de cet osmium est perdu sous forme particulaire (expulsé avec les gaz d'échappement, déposé sur les routes et peut-être lessivé par les pluies).
    - Une autre partie, certainement bien plus importante est perdue sous forme gazeuse. En laboratoire, la volatilité de l'oxyde d'osmium (OsO4 (g>) se montre élevée ; assez pour que près de 95% de l'Osmium des pots catalytiques soit vaporisé et dispersé dans l'air, faisant des automobiles contemporaines (des années 2000-2009) la première source majeure et planétaire de pollution en Osmium non radiogénique. Ce sont de 3 pico-grammes d'osmium/m2 à 126 pico-grammes/m2 (qui peuvent être émis dans de grandes agglomérations telles que New-York City) qui pourraient ainsi être déposés chaque année, en particulier aux abords des réseaux routiers les plus circulants. Ces dépôts sont importants si on les compare par exemple aux 1 pg d'Osmium/m2/an déposé via les poussières d'origine naturelle (érosion du sol, volcanisme, météorites.. ) [10]. Cet osmium n'est pas biodégradable, et s'ajoute à celui provenant des rares autres sources anthropiques déjà inventoriées et on en trouve déjà des quantités significatives dans les eaux et sédiments. On ignore son temps moyen de vie dans l'air ou l'eau, mais comme c'est une molécule particulièrement réactive (hyperoxydant), on suppose que sa forme vapeur (la plus toxique) a une assez faible durée de vie[11]. On ne connait pas son cycle dans les compartiments vivants des écosystèmes (chaine alimentaire), mais on mesure déjà une accumulation dans les sédiments. A titre d'exemple, les métaux sédimentés dans le Saanich Inlet, un fjord anoxique de la Cote Ouest du Canada ont été étudiés pour fabriquer la courbe en 187Os/I88Os caractérisant certains évènement géotectoniques et climatiques des paléo-océans (du Cénozoïque, et pour partie du Mézosoïque). Les quantités d'osmium y sont faibles, certainement à cause de la faiblesse de l'enrichissement du fjord en osmium marin, mais on s'est aperçu que les couches récentes de sédiments contiennent une faible quantité d'Osmium (55-60 ppt dont la composition isotopique ne reflète pas celle de l'océan actuel mais évoque un apport local en Osmium non-radiogénique (détritique et/ou dissous). La comparaison qualitative (isotopique) et quantitative de cet osmium avec celui qui est conservé dans les couches stratigraphiques plus anciennes et préanthropiques laisse penser que cet Osmium non-radiogénique est d'origine humaine, et surtout automobile, car on trouve aussi dans les sédiments superficiels de ce fjord du plomb tétra-éthyl issu des carburants automobiles (des années 1930 à 1980). La signature isotopique de ce plomb démontre que ce fjord est fortement affecté pas les retombées de plomb atmosphérique venant du parc automobile nord-Américain) [1].
    -L'osmium des catalyseurs passe effectivement en phase vapeur aux températures de fonctionnement des pots d'échappement : Une expérience a consisté à chauffer l'élément catalytique d'un pot d'échappement dans un four durant 330 h (délai correspondant à à peu près un an d'utilisation à raison d'une heure/jour, à 400 ° C, soit la température la plus basse pour que le catalyseur fonctionne). À cette température, 75% à 95% de l'osmium quitte le substrat catalytique pour passer dans l'air sous forme gazeuse (OSO4). Or la température dans un pot catalytique dépasse fréquemment 500 °C et peut atteindre 1100 ° C [12]. L'auteur suppose par conséquent qu'en usage normal, près de 100 % de l'osmium présent dans le catalyseur pourrait être perdu dans l'air.
    - Une étude isotopique récente a montré que cette contamination était déjà beaucoup planétaire pour les neiges et eaux de pluies, mais également des eaux marines superficielles par de l'osmium anthropogénique [13]

Risques pour la santé ?

Sans nier les avantages des pots catalytiques, on manque de données toxicologiques et écotoxicologiques quant aux impacts des métaux perdus par ces pots dans l'environnement, et surtout quant aux effets sanitaires et écologiques des dérivés (oxydes surtout) et métabolites de ces métaux.
Les métaux du groupe du Platine, quand ils sont présents dans les particules en suspension, ne sont en effet pas chimiquement neutres (ce pourquoi ils font de bons catalyseurs), et surtout à l'état de particules ultrafines (moins de 1 µm) ou de nanoparticules quand leur effet catalytique est dopé par une surface de contact particulièrement augmentée à poids égal de matière. Certains de ces métaux sont pour ces raisons utilisés comme médicament anticancéreux (par exemple pour une forme oxydée du platine), mais non sans effets secondaires, puisque c'est la molécule qui cause la perte des cheveux dans certaines chimiothérapie et qu'elle est potentiellement cancérigène à plus forte dose.

Un échantillon d'air collecté en Allemagne à 150 m d'une route a fait l'objet d'une étude[14] visant à déterminer exactement les tailles et la nature des particules présentes dans l'air : près de 75% des particules de platine et 95% de celle de Rhodium de cet échantillon étaient associées à des particules de plus de 2 µm de diamètre (comprises entre 4, 7 et 5, 8 µm pour la majorité). Le poids moléculaire de ces particules laisse supposer qu'elles sont aisément mises en suspension, mais qu'elles sédimentent assez rapidement dans l'air et sont moins susceptibles de réenvol une fois fixées par un sol végétalisé. Mais les 25% restants de Platine et 5% des particules de Rhodium étaient présent sous forme de particules fines ou ultrafines de moins de 2 µm qui sédimenteront plus difficilement. À peu près 10% des particules en suspension de Platine et près de 38% des particules de Rh se sont montrées solubles dans un acide fortement dilué (0, 1 molaire), ce qui laisse penser qu'elles pourraient aisément franchir les muqueuses pulmonaires et les barrières intestinales en cas d'inhalation et/ou d'ingestion.

D'autre part, selon cette étude un quart des particules composées de métaux du groupe du platine sont émises avec une taille si fine qu'elles sont susceptibles d'avoir un comportement de particules en suspension plutôt que de rapidement retomber au sol. Or ce sont des métaux à fort pouvoir catalytique qui pourraient contribuer à la pollution photochimique et dont les impacts sur les organismes vivant après inhalation ou bio-intégration par des plantes, champignons, ou bactéries sont mal connus, surtout sous forme de microparticules. Les matériels utilisés pour cette étude ne permettaient pas de mesurer le pourcentage de nanoparticules peut-être présent dans cet échantillon. Cette étude confirme néanmoins qu'un quart au moins de ces métaux quand ils sont perdus par les pots d'échappement peuvent aisément être emportés et se redéposer loin de leurs sources d'émissions, emportés par les vents et courants aériens faibles (ex : ascendances thermiques habituelles au-dessus des routes goudronnées de couleur noire). Ces produits n'étant pas biodégradables, ils sont susceptibles d'être bioaccumulés et/ou de s'accumuler dans les sols proches des routes, et dans les parkings souterrains et près de leurs bouches d'aération.

Le fait que les pots catalytiques perdent de l'osmium sous forme vapeur (forme oxydée la plus toxique de l'osmium) est aussi préoccupant) [1]. Le kérogène est une source naturellemen riche en osmium radiogène [15]peut laisser penser que l'osmium peut être bioaccumulé mais son cycle "naturel" est toujours mal étudié.

Conclusion provisoire ; alternative et perspectives

Les études citées ci-dessus confirment que la pollution automobile diffuse particulièrement rapidement à la totalité de la planète, car les pots catalytiques sont récents et ne se sont développés à ce jour que dans les pays riches.
Si des études prouvent des impacts négatifs de ces émissions pour la santé et l'environnement, on se trouvera face à des choix et défis nouveaux :

- "pot catalytique" perfectionné + filtre,
- nouveau carburant (ex : hydrogène, déjà priorité en Islande et USA qui veulent le généraliser d'ici 50 à 60 ans)
- limitation des transports ou développement des transports en commun...

Des Alternatives sont étudiées, par exemple pour le diesel ; le japonais Daihatsu Diesel et l'université d'Osaka testent en 2007 un traitement de gaz d'échappement, sans catalyseur, détruisant 80 à 90% des oxydes d'azote (NOx) et des particules (PM) par un plasma, qui produit du CO, transformé en CO2 éliminé par une solution de sulfite, pour un coût annoncé particulièrement inférieur aux solutions catalytique[16].

Des catalyseurs plus disponibles et moins couteux que le platine (qui en 2010 coûte 1580 l'once ou les 31 grammes, après avoir atteint les 2.000 en 2008), sont recherchés par les chimistes :

Remarques sur la connaissance

Les scientifiques indépendants et les autorités locales peinent à travailler sur l'impact des carburants dont les formules fluctuent selon les provenances et producteurs, mais également selon la saison, les fabricants, la durée de stockage. Elles sont qui plus est , de même que les quantités consommées localement, reconnues comme des informations confidentielles par les fabricants.

Des questions se posent aussi concernant les installations catalytiques équipant des installations industrielles, incinérateurs, etc, en particulier quand positionnées en aval d'un filtre, ou non suivies de très bons filtres capables de récupérer les métaux catalytiques arrachés de la surface interne de l'équipement.

Les pots catalytiques ne sont pas obligatoires pour les voitures à essence mises en circulation avant le 1er janvier 1993. (Ce dernier peut par conséquent être remplacé par un simple tube). Ceci ne modifie pas la validation du contrôle technique (pour un moteur correctement réglé), puisque les tests antipollution sont faits "à froid", tandis qu'il faut rouler au minimum 10 à 15 km pour que le catalyseur commence à agir.

Voir aussi

Liens externes

Notes

  1. http ://theses. uqac. ca/resume_these. php?idnotice=24607786 résumé en Français] de la Thèse d'André Poirier ; «Géochimie isotopique Re-Os et Pb-Pb :approches environnementale et météoritique» : Ed : Université du Québec à Chicoutimi. Université du Québec à Montréal, 2005
  2. . Actuellement, le risque (de quoi ?) est moindre, les catalyseurs étant le plus près du moteur chaud, à savoir sur le collecteur des pots d'échappement.
  3. Radio RMC émission Votre auto du 12 septembre 2010.
  4. IPCC, 2007, AR4, chap. 2, p212
  5. Jan Ka par & Paolo Fornasiero ; Nanostructured materials for advanced automotive de-pollution catalysts ; Journal of Solid State Chemistry ; Volume 171, Issues 1-2, 15 February-1 March 2003, Pages 19-29 ; Proceedings from the 23rd Rare Earth Research Conference UC Davis Campus, July 13-16, 2002[résumé (en anglais) ]
  6. J. Ka par, P. Fornasiero & M. Graziani ; Use of CeO2-based oxides in the three-way catalysis; Catalysis Today ; Volume 50, Issue 2, 29 April 1999, Pages 285-298 ; doi :10.1016/S0920-5861 (98) 00510-0 (résumé)
  7. Le platine commercial est le plus souvent extrait de minerais riche en nicke, qui ne contiennent qu'un ou deux grammes de platine par tonne de minerai
  8. Étude franco-italienne pilotée par les Pr. Claude Boutron (Grenoble) et Carlo Barbante (Venise), dans le cadre des programmes européens GRIP et EUROCORE, basée sur des analyses faites avec techniques analytiques particulièrement élaborées (ICP - MS à haute résolution).
  9. Platinum and Rhodium Concentrations in Airlimite Particulate Matter in Germany from 1988 to 1998, Fathi Zereini, Clare Wiseman, Friedrich Alt, Jürgen Messerschmidt, Jürgen Müller, and Hans Urban, Environ. Sci. Technol., 2001, 35, (10), pp 1996–2000. Résumé
  10. Williams, G. A. and Turekian, K. K. (2002) Atmospheric supply of osmium to the oceans, Geochimica Cosmochimica Acta, v. 66 n. 21, 3789-3791.
  11. Smith I. C, Carson B. L., and Ferguson T. L. (1974) Osmium : An Appraisal of Environmental Exposure. Environ. Health Perspectives 8, 201-213.
  12. Farrauto R. and Heck R. (1999) Catalytic converters : state of the art and perspectives. Catalysis Today 51, 351-360.
  13. Cynthia Chena, Peter N. Sedwickb and Mukul Sharmaa ; Anthropogenic osmium in rain and snow reveals global-scale atmospheric contamination ; Ed : Karl K. Turekian, Yale University, New Haven ; April 24, 2009, doi :0.1073/pnas. 0811803106
  14. Platinum and Rhodium Concentrations in Airlimite Particulate Matter in Germany from 1988 to 1998, Fathi Zereini, Clare Wiseman, Friedrich Alt, Jürgen Messerschmidt, Jürgen Müller, and Hans Urban, Environ. Sci. Technol., 2001, 35, (10), pp 1996–2000
  15. Ripley, E. M. ; Park, Y. R. ; Lambert, D. D. ; Frick, L. R. (2001) Re-Os isotopic variations in carbonaceous pelites hosting the Duluth Complex; implications for metamorphic and metasomatic processes associated with mafic magma chambers. Geochim. Cosmochim. Acta 65; 2965-2978
  16. Source : BE Japon numero 450 Ambassade de France au Japon / ADIT (9 juillet 2007)
  17. Kim, C. H. et al. Science 327, 1624-1627 (2010)  ; Article ; ChemPort

Sources principales pour les aspects d'impacts sur l'environnement :

  1. ) Laboratoire de Glaciologie et de Géophysique de l'Environnement, Université Joseph Fourier (Science, technologie, médecine), Grenoble et CNRS
  2. ) Département des Sciences de l'Environnement de l'Université Ca Foscari de Venise et du CNRS

Recherche sur Google Images :



"Le pot catalytique d'une"

L'image ci-contre est extraite du site poubelles.be

Il est possible que cette image soit réduite par rapport à l'originale. Elle est peut-être protégée par des droits d'auteur.

Voir l'image en taille réelle (700 × 293 - 57 ko - gif)

Refaire la recherche sur Google Images

Recherche sur Amazone (livres) :



Principaux mots-clés de cette page : pot - catalytique - catalyseur - osmium - métaux - platine - échappement - particules - gaz - air - moteurs - rhodium - carburant - études - oxydes - and - température - environnement - pollution - plomb - forme - carbone - impact - automobiles - près - effet - rares - palladium - toxiques - azote -

Ce texte est issu de l'encyclopédie Wikipedia. Vous pouvez consulter sa version originale dans cette encyclopédie à l'adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/Pot_catalytique.
Voir la liste des contributeurs.
La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 30/11/2010.
Ce texte est disponible sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
La liste des définitions proposées en tête de page est une sélection parmi les résultats obtenus à l'aide de la commande "define:" de Google.
Cette page fait partie du projet Wikibis.
Accueil Recherche Aller au contenuDébut page
ContactContact ImprimerImprimer liens d'évitement et raccourcis clavierAccessibilité
Aller au menu